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Je marche sans savoir ou aller.Comme dans un labyrinthe auquel on aurait ôté les murs pour ne laisser qu' une grande place vide.Une litanie, ou plutôt une mélodie, lointaine, se fait entendre.Comme issue d' un monde irréel.Comme ces vieilles chansons que l' on fredonne sans jamais pouvoir se souvenir à quel moment elles sont entrées dans nos vies.Sans jamais pouvoir leur donner un nom mais qui vous submergent d' émotion tant elles se rattachent à un passé lointain dont on cherche à tout pris des souvenirs précis.

Je la connais pourtant, je connais chacune de ses notes, le refrain, et même lorsque les paroles arrivent enfin, mes lèvres, muettes, dessinent les mots sans jamais pouvoir les prononcer.Et lorsqu' arrive le moment très précis ou ma mémoire me revient, voilà que déjà elle s'enfuit pour laisser place au silence.Un calme aussi envoûtant que l' endroit ou je me trouve.J' ai envie de m' allonger, sur le dos, et me laisser porter par mes souvenirs, ceux qui ne parviennent plus à franchir la porte de mon subconscient, qui restent enfouis au plus profond de moi, ne me laissant aucun répit...


"Ton père, il te manque, je le sais. Il est parti sans toi, ni sans ton petit frère que tu chéris plus que tout.Ta mère, elle, est bien là.Mais tellement loin de tes préoccupations que tu as développé une sorte de fascination pour elle.Comme un mélange d' amour perdu et de haine enfouie que tu refuses de reconnaître car malgré ton impuissance à lui dire que tu l' aimes, à la prendre dans tes bras, l' amour que tu lui porte est plus fort que tout...Ne pas pouvoir dire je t' aime à ta propre mère est un comble lorsqu'on sait combien tu as besoin de donner, toujours donner plus d' amour, pour elle.....pour tout ceux qui t' entourent".

# Posté le mercredi 04 octobre 2006 03:38

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Mes yeux se ferment et voilà que déjà mes pensées s' envolent loin, là ou mon corps n' est plus.Cet endroit je le connais.J' y ai vécu tant d' années qu' une certaine routine s' y était installée au point de me faire perdre la notion du temps.Un lieu auquel tout un pan de ma vie est rattaché.J' y perçois des moments forts en émotions. D' autres peut-être plus difficiles à vivre, mais tout reste encore flou dans mon esprit.Un ciel souvent bleu, rarement chargé de nuages, dont le soleil prenait très souvent possession.Et puis une vaste étendue d' eau aux remous changeants, tantôt calme et limpide, tantôt rugissant quand la tempête faisait rage.Je côtoyais les mêmes personnes, me rendais dans les mêmes lieux.Une existence somme toute banale mais certainement pas monotone.

Et puis.............Le vide.Un puits sans fond.Que je ne m' explique toujours pas.Comme un grand voile qui aurait recouvert un secret, lourd à porter.Peut-être la raison pour laquelle j' avais décidé de fuir...

Des couleurs, des parfums, des bruits me reviennent subitement.Comme s' ils avaient pris du retard, étaient restés là-bas sans s' être aperçus que je n' y étais plus.Je commence peut-être enfin à comprendre ce qui m' est arrivé et pourquoi de nombreuses pensées ainsi que tant de rêves depuis ne cessent de venir bousculer mon quotidien...


" C' était il y a déjà quelques temps, et pourtant, pour toi, c' était hier.Ce mal que tu portes, ne serait-ce pas ta mère qui aurait, pendant ton sommeil, posé un coussin sur ton visage? Ta respiration devient difficile, tes mots depuis ont fuit tes lèvres.Il y a encore un mois, tu baissais les bras, convaincue que ton destin était lié à une mort prochaine.Aujourd' Hui, à force de volonté, tu acceptes l' idée de pouvoir guérir.Et non seulement, tu crois le pouvoir mais aussi le désire plus que tout.Car l' Amour, tu l' as trouvé, en moi, en nous...Hier encore, tu comptais les jours qui devaient te mener à ton funeste destin, aujourd'hui tu comptes ceux qui te mèneront vers moi.Et cette machine qui toujours, sans jamais ne te laisser de répit, tourne autour de toi et en toi : médicaments, sommeil, alimentation, examens, médicaments, sommeil, etc, etc..............Je le sais, un jour, la roue tournera pour toi aussi..."

Aujourd' Hui encore elle est venue me hanter.Comme si après toute cette affaire, elle venait enfoncer le clou de ce cercueil dans lequel elle aurait tant désiré me trouver.Mais maintenant, je sais pouvoir la combattre.Mener un combat contre son image, contre tout ces mots qui sont entrés en moi peut-être encore pour un jour, un mois ou bien une année...

# Posté le jeudi 05 octobre 2006 02:54

Modifié le jeudi 05 octobre 2006 03:07

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"Je le savais que ce jour là arriverait.J' y croyais dur comme fer alors que d' autres ne faisaient que compter les jours.Et c' est toi qui me l' annonce dans un grand cri de joie.Malgré tout ce que les spécialistes t' avaient annoncé voilà qu' enfin l' espoir de ta guérison se fait jour.Ton esprit de petite fille déjà se voit guérie mais il faut garder bonne mesure car le chemin est encore long jusqu' à ton complet rétablissement.
Trois ans me dit-on...Et un nouveau traitement à suivre....Alors je commence à douter.Quel est donc ce nouveau médicament que l'on veut te faire prendre? Cela veut-il dire que tout ce qu'on t'a fait prendre jusqu' ici n' a eu aucun résultat?
Le pire reste à venir.Alors que tu me donne le nom de ce fameux médicament et que ton désir d' en savoir plus sur son utilisation se fait plus pressente à chaque seconde, je fais des recherches précipitées afin de te fournir les renseignements que tu désires.Et là! Je tombes des nues.Ce médicament que tu crois être une dernière étape avant ta guérison est en fait un traitement contre le cancer du cerveau..............Comment vais-je pouvoir t' annoncer cela? "


Alors que les pensées se bousculent dans ma tête comme dans un tourbillon qui ne cesse de me happer, voilà qu' une voix me réveille de ma léthargie.Toujours allongé au sol, j' ouvre les yeux, tourne mon visage.D' abord à droite, puis à gauche ou une silhouette semble fixer son regard inquiétant (inquiet ?) sur moi.Quelque chose chez cet être me met mal à l' aise et pourtant, je suis bien incapable de dire quoi.Mais le fait est que je me retrouve comme paralysé par ce regard profond qui peu à peu se dessine sur un visages aux traits impersonnels.Un peu comme ces petits être gris que l' on a l' habitude de voir comme les habitants de la planète Mars.

" Voilà que tu ris, que tu semble retrouver goût à la vie et pourtant, maintenant je le sais, tu vas mourir.Quelle situation atroce que de savoir cela et de t' entendre rire de l' autre coté de la ligne téléphonique.Tout a l' air tellement irréel que je viens à me demander si je ne suis pas encore dans mon lit à rêver cette horrible situation.Je me lance alors dans des investigations approfondies pendant que ta voix me supplie de te donner les résultats de mes recherches..."

Plus tu me répugnes, et plus je me sens attiré vers toi...

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 02:57

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EN ATTENDANT LA SUITE DE MES PERIPETIES,JE VOUS INVITE A FAIRE UN TOUR SUR MON NOUVEAU BLOG...

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 02:53

Modifié le mardi 30 janvier 2007 14:32